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De quels outils et environnements numériques le chercheur scientifique a besoin?

OUTIL.pngLe développement de la science, l’accroissement de ses résultats et la nécessité de les faire connaître impose la création de technologies de repérage et d’accès.

Aujourd’hui, le chercheur est au cœur du processus de production de la connaissance : il est à l’origine des recherches qui ont été menées et il est responsable de la  diffusion des résultats de sa recherche. Cette  diffusion se fait par le biais des environnements numériques de publications scientifiques.                                                                          Comme le rappelle le groupe de travail sur le libre accès : « l’information  Scientifique et technique doit circuler le plus largement, rapidement et efficacement, tout en étant de la meilleure qualité possible, car cette diffusion participe pleinement au fonctionnement de la  recherche ».                                                                                                                                     Un accès immédiat aux derniers résultats de recherche est un enjeu majeur la société de l’information dans laquelle on se trouve.OUTILS.png

D’une part, les outils numériques sont composés : des outils de gestion bibliographique, des outils de veille numérique, des  outils d’optimisation du travail en équipe, des outils de partage de contenus et de données. D’abord, es outils de gestion bibliographique permettent de gérer en ligne ou sur son ordinateur ces listes de publications et les fichiers qui y sont associés, généralement sous format pdf. Ces outils numériques offrent la possibilité de générer  automatiquement des notes de bas de page et des références bibliographiques selon toutes sortes de formats de publication : Nature, Science, PNAS. Ils existent aujourd’hui une vingtaine de logiciels bibliographiques dont les propriétés ont été référencées sur la page Wikipédia : Comparison of reference  management software . La plupart permettent d’exporter les informations relatives à une publication depuis les sites web des revues scientifiques  et des bases de données . Comme outils de gestion bibliographique comme Zotero, EndNote ou Mendeley, agrégateurs de flux RSS (Google Reader). Ensuite, les outils d’optimisation du travail en équipe qui permettent entre chercheurs un travail collaboratif à distance. Entres autres, nous avons des outils: comme CowilzDropbox et Google DocumentsGoogle Agenda, Doodle. De plus, les outils de veille numérique qui permettent au chercheur d’etre quotidiennement en veille en matiere d’informations. Nous avons plusieurs sources d’informations en matière de veille numérique:  blogs scientifiques, réseaux sociaux pour chercheurs… On a aussi les autres services qui sont des services de curation. Comme services de curation : Scoop.it, BagTheWeb, Storify… Enfin, les outils de partage de contenus et de données comme outils de partage de contenus et de données on peut citer: Scivee, MyExperiment ou encore Figshare.

D’autre part, Il faut distinguer deux environnements numériques, à savoir les archives ouvertes et les Plates-formes de Revues Scientifique classique en Accès restreinte, par lesquels le chercheur scientifique peut faire ces recherches ou porter à la connaissance du public et de ses pairs les résultats de ses recherches. Ces environnements numériques repose sur le principe d’un accès libre, immédiat, pérenne et ouvert à tous à l’information scientifique et technique.

ENVIRONNEMENT.jpgD’entrée, Les archives ouvertes. Les archives ouvertes peuvent être définies comme les dépôts ouverts où les  chercheurs archivent leurs revues ou articles. La création de l’archive est alors considérée comme une amélioration technique permettant de développer ces pratiques de communication de manière plus efficace. Elle joue donc un double rôle : -l’accès  instantané de toute la communauté scientifique aux derniers résultats  de recherche (c’est donc la vitesse qui joue ici), – mais aussi la possibilité  pour l’auteur de voir son article examiné et corrigé avant publication.   ARCHIVE OUVERTE                                      De ce fait, l’archive joue donc bien un rôle de vecteur de circulation de  l’information scientifique et en même temps de lieu où s’exerce l’évaluation par les pairs. Il lui manque une dernière fonction qui subsiste dans les revues scientifiques  classiques : la validation, ou, comme le dit Jean-Claude Guédon, le bureau d’enregistrement des Découvertes. Comme  archives ouvertes , on peut citer: ArchiveSIC, HAL: C’est une archive ouverte pluridisciplinaire, Sites de laboratoires, Carnets de recherche partagés Comme hypotheses. org, TEL , E-LIS, ArXiv.

Enfin, les Plates-formes de Revues Scientifique classique en Accès restreinte. Les revues scientifiques sont les vecteurs principaux pour diffuser les  nouvelles connaissances après la validation de celles-ci par le comité de relecture. PLATFORME                                                      En effet, alors que l’évaluation par les pairs est ouverte (open peer reviewing) dans le cas d’une archive ouverte, ce qui en assure la rapidité et l’efficacité, elle est au contraire organisée et contrôlée dans le cas des revues, ce qui permet une validation et une certification des publications. es plates-formes de revues de sciences humaines françaises : Cairn, Persée et Revues.org par exemple.

SOURCES

Delmotte Stéphanie, « Publications scientifiques en sciences humaines. L’argumentation dans l’accès aux savoirs dans l’édition numérique », Les Cahiers du numérique, 2/2009 (Vol. 5), p. 53-84.                                                                                                                                       http://www.cairn.info/revue-les-cahiers-du-numerique-2009-2-page-53.

Gallezot Gabriel, Le Deuff Olivier, « Chercheurs 2.0 ? », Les Cahiers du numérique, 2/2009 (Vol. 5), p. 15-31.                                                                              http://www.cairn.info/revue-les-cahiers-du-numerique-2009-2-page-15.htm

Fabre I., Gardiès C., « L’accès à l’information scientifique numérique : organisation des savoirs et enjeu de pouvoir dans une communauté scientifique », Sciences de la société, 2008, octobre, n° 75, p. 85-99.

Gardiès Cécile, Fabre Isabelle, « Communication scientifique et traitement documentaire de l’IST. Quelles méthodes du travail intellectuel ? », Les Cahiers du numérique, 2/2009 (Vol. 5), p. 85-104.

Aigrain, Ph., Cause commune : l’information entre bien commun et propriété, Paris, Fayard, 2005.

La déclaration de Budapest  du 14  Février 2002 sur le libre accès (Open Acces).

 

 

 

 

 

Le Jeux vidéo ou « l’école de la violence »

Le jeu vidéo influence ou non le comportement chez l’adolescent?

Jeux 3.jpgDans la littérature, la question de l’impact du contenu violent des jeux vidéo sur les comportements agressifs se partage entre deux grandes écoles. Pour la première école, ces jeux augmentent les comportements agressifs. La présence de sang, d’armes à feu et la taille de l’écran, le mode de perception, le fait de gagner ou de perdre mais, aussi, l’âge du joueur (l’adolescence) et son état émotionnel, auraient une influence sur les comportements. Des travaux de cette école ont montré que les médias violents sont affectivement susceptibles d’influencer l’état de la personne : ses émotions et ses pensées agressives peuvent devenir plus nombreuses et augmenter la probabilité d’un passage à l’acte agressif. En effet, « lorsque les schémas, les émotions, les affects, les pensées d’une personne sont de nature hostile, ce dernier interprète plus facilement – et à tort- une information neutre ou ambiguë : à ses yeux, elle devient hostile ou malveillante, avec un risque d’y répondre de manière violente ». Dans le jargon scientifique, on attribue à cette forme d’interprétation le nom de « biais d’attribution hostile ». Il peut se manifester sous deux formes. D’abord, le  »biais d’attribution hostile instrumental » est relatif à l’aspect matériel et physique. Il désigne « le fait d’attribuer une intention hostile à des comportements ambigus d’un pair qui sont susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur des biens matériels ou sur l’intégrité physique du sujet ». enfin, le  »biais d’attribution hostile relationnel » est quant à lui relatif à l’aspect relationnel. Il concerne « l’attribution d’une intention hostile aux comportements ambigus venant d’un pair, et qui mettent à mal les relations sociales du sujet ». Les garçons sont plus sensibles au premier et les filles, au second biais.

Selon la seconde école, le jeu vidéo n’exerce aucun effet négatif sur les comportements. D’après les chercheurs de ce paradigme, le jeu vidéo serait même parfois bénéfique sur le comportement grâce à un effet cathartique sur les pulsions agressives, exprimées ici dans un monde virtuel et sur les habilités cognitives.jeux video

Afin de dépasser la littérature sur le contenu des jeux vidéo et les comportement, Roxanne Tonuitti, étudiante au Département de Psychologies et Cliniques des systèmes humains de l’Université de Liège, tente de comprendre les processus mentaux qui conduisent aux comportements agressifs, et de voir quels biais ou quelles variables augmentent ces derniers. Pour ce, elle a décidé, pour sa recherche, d’investiguer de quelles manières s’articulaient les différents éléments en cause en se centrant sur un des aspects cognitifs de l’agressivité : celui du biais d’attribution hostile.

Mené sous la direction de Cécile Mathys et de Michel Born le mémoire « réserve bien de surprises ». Il ouvre des perspectives et s’inscrit dans le cadre d’un refus d’accuser les jeux vidéo d’être, à eux seuls, à la source de tous les maux. De même qu’il constitue une réflexion sur la nécessité de considérer davantage les politiques de prévention face à ces médias.jeux2

La psychologue a tenté de savoir si le lien hypothétique entre jeux vidéo violents et biais d’attribution hostile se révélait davantage au sein d’une population en situation de vulnérabilité sociétale. Avec un échantillon composé de 43 garçons  en provenance de 4 écoles, dont deux comprennent des élèves à plus haute vulnérabilité sociale () l’étude a révélé bien de surprises aux dits de la psychologue.

« Alors que beaucoup d’études prétendent le contraire, nous n’avons pas constaté un effet de contenu du jeu violent sur les jeunes. Cela signifie qu’ici, pour un jeune, avoir joué à un jeu violent n’entraîne pas de différence par rapport à un élève de l’autre groupe, qui a été confronté à un jeu incluant un contenu non violent. Ce constat est rassurant (y compris pour les parents) : il indique qu’une seule variable ne suffit pas à entraîner ce type d’effet négatif. Cela montre que le sujet n’est pas passif. Il réfléchit à ce qu’il voit, et il l’interprète. Sur l’enfant, le jeu ne s’imprime donc pas comme sur une page blanche », remarque-t-elle.

 Cependant, ajoute la psychologue, « pour ce groupe cible, le contenu violent du jeu vidéo pourrait exercer des effets négatifs s’il était couplé à d’autres facteurs de risque ; ce n’est toutefois qu’une tendance au sein de cette étude. Si l’étude avait comporté davantage de jeunes, cette interaction aurait sans doute été plus visible ». Ce point de vue a été confirmé par la docteur Cécile Mathys, qui a dirigée l’étude, qui affirme qu’avec davantage de sujets par groupes -mais, au départ, pour un mémoire avec un tel protocole de recherche, le nombre de sujets était déjà important-, d’autres éléments auraient probablement émergé, avec des résultats plus concluants permettant probablement d’accentuer.

Il existe de plus en plus d’étude sur le lien entre la violence et les jeux vidéos.

Sources

file:///C:/Users/cario/AppData/Local/Temp/Jeux_vidéo___stop_ou_encore__.pdf   

«Violence et sociabilité dans les jeux vidéos en ligne » http://www.cairn.info.ezproxy.u-bordeaux-montaigne.fr/revue-societes-2003-4-page-5.htm

 Pour en savoir plus sur l’impact des jeux vidéos sur les comportements sociaux

http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/apprendre/jeuxserieux/bibliographie/theses-etudes

«Lien entre jeux vidéo et violence: ce que l’on sait (et ce que l’on ne sait pas)»http://www.slate.fr/lien/68287/jeux-video-violence-etudes

 « Les jeux vidéo sont-ils bons pour le cerveau ? » https://www.scienceshumaines.com/les-jeux-video-sont-ils-bons-pour-le-cerveau_fr_15191.html

 «Violence et jeux vidéos : la «meilleure» étude »

http://blogues.lapresse.ca/sciences/2016/02/02/violence-et-jeux-videos%C2%A0-la-%C2%ABmeilleure%C2%BB-etude/

 « Selon une étude, les jeux vidéo permettraient d’avoir de meilleures notes »

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/08/09/32001-20160809ARTFIG00330-selon-une-etude-les-jeux-video-permettraient-d-avoir-de-meilleures-notes.php

 « Jeux vidéo : 9 bienfaits étonnants sur le corps et la santé »

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/12/jeux-video-bienfaits-sante_n_4264120.html

 

L’E-COMMERCE: LES INQUIÉTUDES PERSISTENT-ELLES ENCORE ?

COMMERCELe commerce en ligne consiste à faire des achats en ligne. Elle facile la vie et permet de gagner du temps. Des entreprises en plus d’être physique ont dès lors commencé à être virtuelles. Elles proposent leurs produits en ligne et les rendent aussi disponibles à travers l’Internet. Face à ce nouveau type de vente  »à distance », les entreprises ont mis en place certaines stratégies à propos du mode de paiement: ce sont entre autres  le paiement à distance par carte bancaire, par carte de fidélité ou par autre type de carte. Le vendeur pourra aussi, après sa commande en ligne passer retirer le produit acheté en magasin ou dans un point de relais ou encore se fait livrer à domicile.

COMMERCE 3Pendant longtemps, des inquiétudes ont été constatées chez des réticents de ce type d’achat. Il s’agit principalement des inquiétudes  liées à la sécurité du transport du colis, des inquiétudes liées au délai de livraison, des problèmes d’échange et autres. Mais la plus importante des inquiétudes étaient celle liée au mode de paiement. Des enquêtes ont prouvé que des internautes étaient de plus confiants de leurs paiements en ligne. Des chiffres autrefois alarmants expliquant ces inquiétudes ont considérablement connu une baisse et des paiements se font de plus sans quelconque inquiétude. Ainsi,  75 %  des  acheteurs restaient réfractaires en 2005 contre 80% dans la même couche deux ans plus tôt. De plusCOMMERCE 2 seulement 9% achetaient en ligne 2003. Ce pourcentage a considérablement augmenté et attend 51% en 2005. Il faut remarquer qu’en 2009,  14 % des acheteurs ayant fait un achat en ligne préféraient  payé en magasin. Ce chiffre a reculé de 4% selon les même enquête réalisées un an plus tôt.

A l’issu, de ces différents constats, il s’avère important de convaincre les potentiels clients du e-commerce à propos de la sécurité de paiement afin de stabiliser le nombre d’acheteur en ligne. Ceci est de la responsabilité des pouvoirs politiques d’une part et  des pouvoirs des responsables de sites de l’e-commerce. Aujourd’hui en 2017, il convient de rouvrir la discussion, de mettre à jour des chiffres et de procéder à une vrai assurance en ligne quant aux achats des biens et services.

 

Sources

Alberola Élodie, Croutte Patricia, Hoibian Sandra, « La  » double peine  » pour des publics fragilisés face au tout-numérique », Annales des Mines – Réalités industrielles, 3/2016 (Août 2016), p. 32-36.
http://www.cairn.info.ezproxy.u-bordeaux-montaigne.fr/revue-realites-industrielles-2016-3-page-32.htm

Aeschimann Gordon, Perrin Jean-François, Friedrich Yan, Ottesen Florence, Peyer Marc-Olivier La prudence sur l’Internet : enquête concernant la protection des données personnelles et l’e-commerce,Travaux CETEL; 53, Genève: CETEL, 2002              https://archive-ouverte.unige.ch/unige:4941?gathStatIcon=true

CyberSource, filiale de Visa, présente Decision Manager Replay, un service en temps réel à destination des commerçants. Il vise à les aider à améliorer leur gestion des risques de fraude en ligne. http://www.adn-co.news/actualites/details/cybersource-aide-les-e-commerces-a-peaufiner-leur-gestion-des-risques

 

 

 

T.I.C et Communication publique: la nécessité de la coexistence des mondes acteur-usager.

publique

Le présent billet a pour objectif de monter la nécessite de considérer la place de l’usager de la communication publique, celui-ci devenu très expressif et exigent sur les nouveaux réseaux numériques, dans le processus de communication des institutions publiques.

Aujourd’hui, la communication des institutions publiques serait sans efficacité si celles-ci n’incluent pas, d’une part, Internet dans leurs stratégies de diffusion et si elles n’exploitent pas, d’autre part, cet outil de communication dans l’identification des besoins réels des citoyens que représentent aussi les usagers des nouvelles technologies de communication.                                                                                                                        Ainsi, les TIC, parce qu’elles sont utilisées par le citoyen pour exprimer ses besoins, ses représentations à propos de différents sujets sociaux, le transforme en récepteur-émetteur de la communication publique. En effet, censé être que récepteur, l’usager devient par cet usage des TIC un des acteurs de la communication publique. Ce changement de statut de l’usager de la communication publique n’est pas que effectif, il devient nécessaire et impératif pour les acteurs traditionnels de la communication publique. COMMUNICATION

Il revient pourtant de se demander si les réseaux numériques collaboratifs comme moyen d’expression, de plaintes sociales,  peuvent constituer à elles seules, aujourd’hui et sur le long terme, le recours exclusif des acteurs de la communication publique dans leurs stratégies d’identification  des besoins de communication du public à l’endroit de cette même cible.

Sources

Jacques Bonnet, Rosette Bonnet et Sabrina Hélaine-Pinsard, « Les organisations publiques : des institutions communicantes ? », Communication et organisation, 35 | 2009, 136-147. http://communicationorganisation.revues.org/782 ; DOI :10.4000 / communicationorganisation.782 / mis en ligne le 01 décembre 2012, consulté le 12 avril 2017.

BRETON P., L’incompétence démocratique, la crise de la parole aux sources du malaise (dans la) politique, Paris, La découverte, 2006.

WOLTON D., Penser la communication, Paris, Flammarion, 2007.

ZARIFIAN P., Travail et communication, Paris, PUF, 2001.

BONEU F., L’entreprise communicante – Démarches et méthodes de communication interne, Paris, Les éditions Liaisons, 1990.

BONNET R., BONNET J., Nouvelles logiques, nouvelles compétences des cadres et des dirigeants – Entre le relationnel et le sensible, Paris, L’Harmattan, 2003.

 

 

WEB 2.0 et l’Aliénation usagers

WEB 2.0

« Ecrire, commenter, copier-coller, mixer, publier, partager ou échanger des photos, vidéos, liens et tag, sur des sites de présentation de soi et de ses univers relationnels, développer des expérimentations cartographiques ou de moblogging articulant le web et le mobile dans un « espace augmenté », la dimension massive de l’usage des technologies sociales est frappante.» Ces dispositifs et agencements machiniques, ces pratiques et expérimentations forment désormais un continuum socio-technique appréhendé actuellement sous le terme discutable et discutée du web 2.O, désignant le deuxième âge d’internet et du Web et son tournant expressiviste.
La clef du succès dans cette nouvelle étape de l’évolution du web réside dans l’intelligence collective.                                                                                                                                                    Selon certains auteurs l’Internet est juste un centre commercial virtuel, l’extension finale du capitalisme global à toutes les activités de nos vies quotidiennes.

La question de l’aliénation, notion différente de celle d’exploitation chez Marweb 2.3x, peut également se poser si l’on se penche sur les usages des utilisateurs sur le web 2.0.              

La perte de sens, la déshumanisation, le morcellement de l’individu propres à l’aliénation chez Marx se retrouve-t-elle dans nos usage du web 2.0. ?                           Cette question est sans doute trop vaste pour pouvoir y répondre dans un billet de blog, mais le fait de se concentrer sur le « comment faire », de ne pas prendre de recul sur nos usages et de ne pas les comprendre pourrait constituer une forme d’aliénation.
web 2.02A contrario, les interactions, les relations, les créations permises grâce au web 2.0 peuvent être source d’épanouissement et de construction de soi.

BIBLIOGRAPHIE

David Fayon, Web 2.0 et au-delà, nouveaux internaute: du surfeur à l’acteur, 2édition, Ed. ECONOMICA, 2010, p.212.

REVUES

Laurence Allard, Revue MediaMorphoses n° 21, septembre 2007, Armand Colin/INA.

Tim O’Reilly, « What is web 2.0« , 30 septembre 2005.               

Andrew FEENBERG, « Vers une théorie critique de l’Internet », tic&société [En ligne], Vol. 8, N° 1-2 | 1er semestre 2014 et 2ème semestre 2014, mis en ligne le 31 mai 2014, consulté le 22 mars 2017. URL : http://ticetsociete.revues.org/1382 ; DOI : 10.4000/ticetsociete.1382

Les usages du téléphone mobile.

« La diffusion des TIC n’opère pas dans le vide social, elle ne procède pas d’avantage par novation ou substitutions radicales. Elle interfère avec les pratiques existantes qu’elle prend en charge et réaménage ».

   Inventé en 1876 , le téléphone est un moyen de communication, essentiellement  conçu Usage telephone 1en vue de la transmission  de la voix humaine. Aujourd’hui, le téléphone mobile permet non seulement la transmission de la voix humaine mais aussi la mobilité des individus qui sont mis en relation et qui peuvent aussi communiquer à travers l’écriture avec et ou sans images et vidéos. Ainsi, avec son téléphone mobile connecté à un central téléphonique, on peut principalement recevoir et émettre des appels, lire et rédiger des mails, regarder l’heure, écouter la radio, regarder la télévision, écouter la musique, jouer, naviguer sur Internet, photographier et enregistrer des vidéos, consulter son agenda, se servir de la géolocalisation, tenir des réunions à distance , payer à distance…… Il devient un petit objet facilement manipulable, qui offre presque tous les plaisirs personnalisables

Plusieurs études font du téléphone mobile un « fait de société » . Il est désormais reconnu comme constituant une aide souvent indispensable au quotidien. La mobilité qu’il offre à l’utilisateur traduirait un besoin de liberté mais en même temps une relation de dépendance.Usage 2

Conçu en tant que produit de masse, le téléphone mobile connaît  une formidable progression à partir des années 1994  et  le nombre d’abonnés à un réseau GSM progresse et atteint 164%. On observe un envahissement, même de ceux qui résistaient aux « nouvelles » technologies, à posséder cet objet. Il s’agit pour certains auteurs d’un  phénomène de mode pour ressembler aux autres, s’afficher, se faire connaître bref pour se rendre conforme à une norme .

Un des aspects les plus importants du téléphone mobile réside justement dans ses usages. Le mot ‘’usage’’ désigne selon le dictionnaire Larousse l’action, fait de se servir de quelque chose, fonction, destination de quelque chose. C’est aussi la pratique habituellement observée dans un groupe, une société. Du point de vue sociologique, on entend par ‘’usage’’ « l’utilisation particulière qu’un individu ou un groupe d’individus peut faire d’un bien, d’un outil ou d’un instrument ». Il relève pour plusieurs auteurs d’une question d’appropriation. Celle-ci étant un processus lié à plusieurs facteurs : social, culturel, économique.

Plus loin, l’usage désigne pour Chamba ,une action à travers laquelle il se traduit une autonomie de l’usager. L’usager  détient ainsi une liberté conditionnée « …par des identités, des apparences, des perceptions et des dispositions qui structurent la relation de ce dernier au monde et conditionnent ses envies, ses manières, ainsi que ses capacités pratiques à s’approprier tel ou tel dispositif technique ». De ce fait, la question des usages des TIC suscite celle d’appropriation et de réalités d’une telle ou telle autre société ou groupe social.

L’usage désigne d’une manière générale le fait de se servir de quelque chose, tradition, coutume, façon dont doit être utilisé une chose. On parle aussi d’affectation, de coutume, d’emploi, d’habitudes d’utilisation. En Sociologie, la notion d’usage regorge plusieurs sens. Chez Perriault, non pas à une légèreté mais plutôt à une consistance. « La perception qu’on en a, écrit-il, paraît solide, puis s’évanouit dans l’instant qui suit. Et pourtant, le terme désigne quelque chose qui a une consistance et une épaisseur » . Le terme paraît très complexe et « insaisissable »

Ici, nous considérons avec Michel De Certeau l’usage comme « un art qu’à l’utilisateur, d’aboutir aux effets imprévus, d’intégrer à la norme la pluralité et la création ». L’utilisateur dispose ainsi d’une autonomie. Cette autonomie l’auteur l’appelle « tactique ».  Elle permet la mobilité, la ruse et les surprises. C’est l’arme des «  bons tours du « faible » dans l’ordre établi par le « fort ».

Chez Jacques Perriault, c’est plutôt le terme « détournement » qui est utilisé. Celui-ci renvoie au fait que l’innovation ne s’impose pas toujours à la société. Il y a détournement des visées originelles de l’innovation vers une logique peu à peu dictée par les usagers. L’usage renvoie de ce fait  à la part de liberté d’un individu de se servir d’un outil conformément ou non aux fonctions prévues par les concepteurs. L’auteur conçoit précisément l’usage comme «  (… ) une sorte de négociation entre l’homme, porteur de son projet, et l’appareil, porteur de sa destinée première ». En d’autre terme l’usage renvoie au « face à face restreint entre l’usager et le dispositif technique ». Il peut désigner  braconnage, réinvention.usage 3

Josiane Jouet , quant à elle, associe l’usage à l’utilisation, l’emploi qu’Alain Chaptal perçoit à la fois comme « une action ponctuelle  se réduisant aux aspects manipulatoires ». Elle vient éclairer la notion d’usage qu’il faut  distinguer de celle de pratique. Les pratiques « recouvrent non seulement l’emploi des techniques mais les comportements, les attitudes et les représentations des individus qui se rapportent directement ou indirectement à l’outil ».

Biographie

Nicolas CURIEN  et Pierre-Alain MUET, « La société de l’information », Rapport au Conseil d’Analyse Economique, Paris, Mai  2004, La documentation française, p.9

Gérald GAGLIO, « De la pertinence des usages remontants dans le marché de la téléphonie mobile», workingpaper, Ecole d‟été, Les Rencontres de CARGESE, IESC, juin 2003, p. 5

Nous désignons ici par Technologies de l’Information et de la Communication « tout ce qui va de l’écriture au téléphone analogique en passant par l’imprimerie et la télévision » selon la définition du dictionnaire encyclopédique de la Francophonie, consulté en ligne le 15 mars 2015

Banque Mondiale, « Les trois quarts de la population mondiale ont accès à la téléphonie mobile », Communiqué de presse, 12 juillet 2012.

 

 

Les Blogs, nouveaux médias de communication

blog3Blog est une contraction de Web-log, qui signifie « carnet de bord sur le Web ». Apparu en 1999 aux États-Unis, cet outil s’inscrit dans l’histoire d’internet comme le point de rencontre de deux filières de services précédemment distinctes, celle des outils d’autopublication, notamment de la page ou du site personnels, et celle des outils de communication collective, notamment les forums et les listes de discussion (chat).

Depuis l’origine, les blogs se sont développés dans un climat  réciproque de défiance : des lecteurs vis a vis des médias traditionnels, des journalistes vis à vis des blogueurs. Certes il faut comprendre et intégrer ces nouveaux formats, revoir les modèles économique , les chaines de valeur. Mais la rupture avec le lectorat prend aussi son origine dans le contenu éditorial proposéblog 5.

Le système médiatique avait installé  une élite, stable qui ne rencontrait aucune concurrence, voire aucune contestation possible. les blogs ont remis en cause cet état de fait. De nouveaux prescripteurs   ont émergé, en relation directes avec les internautes sans intermédiaires par le biais des réseaux. ils ont réussi à créer une relation de proximité et de confiance avec leurs lecteurs, réunis au sein de communautés. Leurs discours n’entaient pas « unilatéraux », mais discutables ou opposables. De plus les blogueurs ont une grande capacité à faire circuler les idées. Pour Benoit Raphaël, rédacteur en chef de Post.fr « ils savent rebondir sur l’actualité, trouver le ton et maitriser les techniques de référencement propice au Buzz« .

Les blogs ont profondément modifiés le travail des journalistes. En amont ils participent au travail de collecte , de tri, de catégorisation et de qualification de l’information.

Le blogueurs jouent des fois le rôle de régulation de l’information. Un éditorialiste ne peut plis faire une erreur sans être repris sur le net. Un intellectuel ne peut plus avancé une idée , un point de vue , une position, sans qu’ils puissent potentiellement faire débat.

blogs6La réussite du blog en tant que nouveau média de communication est spectaculaire. Les créations de blogs ont en effet augmenté de façon exponentielle pour atteindre plus de 60 millions dans le monde vers la fin de l’année 2006. Il s’agit de montre  la place des blogs dans les nouveaux médias de communication sur internet depuis son apparition.

Sauf relégation définitive d’Internet, et sans aller jusqu’à leur prédire une vie éternelle,blog4 les blogs et autres précurseurs du Web 2.0 devraient donc continuer leur carrière un petit moment.

BIBLIOGRAPHIE

David Réguer avec la participation de Patrick Couton-Wyporek et Christiane Legris-Desportes, Blogs, Médias sociaux et politique,  Éditions Les 2 Encres, 2009, 112 pages.

Benoit DESAVOYE, Christophe DUCAMP, Xavier MAZENOD, Xavier MOISANT, Les Blogs : nouveau médias pour tous, Editions M2, 2005, 213 pages.

Sous la direction d’Annabelle Klein, OBJECTIF BLOGS !, Explorations dynamiques de la blogosphère, Edition L’Harmattan, 2007, 243 pages.

REVUE                                                                                                                             

Dominique CARDON, « BLOG  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16  février 2017. URL :http://www.universalis.fr/encyclopedie/blog/.

https://brandnewsblog.com/2015/10/11/non-le-blogging-nest-pas-mort-il-se-porte-a-merveille-et-voici-pourquoi/

 

 

 

 

 

 

L’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les pays du Sud: quels usages pour l’amélioration de l’enseignement dans un contexte africain.

TIC 3Aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, l’utilisation des TIC pour l’enseignement et l’apprentissage est devenue un défi pour les établissements scolaires ? Pourtant dans les pays africains, l’introduction des TIC s’avère, selon certains auteurs, beaucoup trop lente. L’utilisation de l’informatique à des fins pédagogiques est « sporadique » dans l’ensemble des écoles secondaires de ces pays et quasi absente dans les écoles primaires. Dans les écoles primaires on ne retrouve les TIC que dans quelques rares écoles privées de grande renommée.TIC

Cette situation trouve sa source dans plusieurs facteurs. Ceux-ci sont liés à l’aspect organisationnel, pédagogique et technique mais aussi au contexte particulier du continent? En effet, dans certains pays de l’Afrique subsaharienne, la probabilité que des jeunes adultes qui ont fréquenté l’école pendant cinq ans soient analphabètes est de 40%. Les dispositifs de formation des enseignants ne sont globalement pas en mesure de répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs de formation. Même source

Les reformes menées en faveur de l’éducation primaire universelle et l’augmentation massive de élèves dans les écoles notamment issus de familles défavorisées ont provoqué une baisse de la qualité des acquis scolaires quant à la lecture et aux mathématiques entre les années 1990 et 2000. Le manque ou la mauvaise qualité du matériel pédagogique / manuels scolaires notamment souvent associé à un environnement  scolaire peu favorable explique les difficultés rencontrées dans de nombreux pays africains.

De plus, l’absentéisme et le manque de volonté à utiliser les nouvelles technologies des certains enseignants peuvent constituer un frein à l’intégration des TIC dans l’éducation et donc à l’amélioration de la qualité de l’enseignement à travers les TIC envisagée par ces pays. C’est le cas précis à Ouagadougou où le taux d’absentéisme était de 27% lors d’une visite surprise effectuée dans le cadre d’une étude.

En outre, le temps de présence effectué des enseignants à l’école n’est pas toujours effectivement consacré à l’enseignement proprement dit. En Éthiopie, par exemple, le temps passé par les enfants en classe correspond, de fait, au tires de la durée officielle d’ouverture des écoles. Le temps passé sur des sujets d’intendance  en classe peut ainsi représenter jusqu’à 30% du temps de classe.

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Comment rendre alors les TIC opportun à l’éducation africaine ? L’enseignement ne doit plus être centré sur le maître, l’enseignant, mais bien sur l’élève. Pou Becta 2006, cet type d’usage serait le plus susceptible de favoriser les apprentissages des élèves et est donc l’usage à privilégier, même s’il et le plus difficile à atteindre. Ainsi, il faut que les TIC soient des outils de l’enseignement, apprentissage. Dans une étude réalisée par le ROCARE, 80%  des écoles étudiées utilisent les technologies comme objets d’apprentissage et non comme outil de l’enseignement-apprentissage. De ce fait, on ne peut parler d’intégration mais de l’enseignement des TIC voire de l’informatique. Et, 20% seulement des écoles mettaient les TIC au service de l’enseignement apprentissage de diverses disciplines scolaires. Dans ce cas-ci, les élèves, sous la houlette de leur enseignant, font un usage des TIC dans le but de développer de nouveaux savoirs inhérents à diverses disciplines scolaires.

Face à des difficultés propres au continent, et dont quelques-unes sont énumérées plus haut, les TIC  sont bien sûre une opportunité. Comme l’affirmait Francis, 1999, l’internet est une réponse à la pénurie d’enseignants en Afrique. L’apprentissage à distance pourrait constituer une réponse à la carence d’enseignant. Dans ce cas les TIC peuvent, permettront un accès à grande échelle à des contenus très divers, de manières individuelle et collective, tant pour préparer les cours que pour travailler en classe ou en dehors de la classe. Ainsi, face à la très forte pénurie de matériel, les TIC peuvent contribuer à rendre accessible un nombre important de ressources pour des coûts très faibles.

Bibliographie

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Coumare, M., 2010. La formation à distance (FAD) et les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE) au service de la professionnalisation des enseignants au Mali : une approche évaluative de dispositifs expérimentaux. Rouen : Université de Rouen. Available at : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/54/57/98/PDF/CoumareThese.pdf .

Diallo, A., 2011. Les TIC à l’école élémentaire  : étude du processus de construction des usages pédagogiques des TIC chez des instituteurs sénégalais. Thèse ou Mémoire numérique / Electronic Thesis or Dissertation. Montréal : Université de Montréal. Available at : http://hdl.handle.net/1866/5051

Djeumeni Tchamabe, M., 2011. Les pratiques pédagogiques des enseignants avec les TIC au Cameroun entre politiques publiques et dispositifs techno-pédagogiques ; compétences des enseignants et compétences des apprenants ; pratiques publiques et pratiques privées. Paris : Université Paris Descartes. Available at : http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/55/15/26/PDF/mdtthesecorrigeeaout.pdf

Pour plus d’informations sur le sujet consulter :

http://www.afd.fr/webdav/shared/PUBLICATIONS/THEMATIQUES/savoirscommuns/17-Savoirs-communs-VF.pdf

http://www.rocare.org/RapporFinal_BJ-Phase1TIC2005.pdf

http://sticef.univ-lemans.fr/num/vol2013/13-villemonteix-atame/Sticef_2013_NS_villemonteix_13p.pdf